Digital Humanities and ConverStations

A conference on Digital Humanities Experiments was recently  held in Paris on 11-12 June 2015 at the Deutsches Historisches Institut Paris (DHIP), or Instistut Historique Allemand. The conference was jointly sponsored by the European Science Foundation – Scientific Review Group HUM, the DHIP, and the Institut d’études avancées (IEA) de Paris.

The conference was organized by Mareike König, Suzanne Dumouchel, Lisa Bolz (all DHIP), Claudine Moulin (IEA/University Trier), Pierre Mounier (OpenEdition), and Anne Baillot (Humboldt University of Berlin).

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The conference featured an intriguing mixture of presentation and discussion formats, including a keynote lecture, digital lounges, and discussion groups. I participated in the ConverStations section of the program, in which participants moved through a series of round table discussions on specific themes in Digital Humanities. I thoroughly enjoyed leading a ConverStation round table on “Interdisciplinary Experimentations,” in which participants discussed how to create interdisciplinary research and collaboration in the Digital Humanities.

I felt that the ConverStations were very effective at producing new conversations and ideas among diverse participants from the humanities, social sciences, and computer sciences. Each group’s brainstorming discussions produced distinct ideas and proposals on the possibilities for interdisciplinary collaboration, as well as roadblocks preventing or disrupting interdisciplinarity.

According to the conference website : “This conference addresses the gap between the research culture with which Digital Humanists are equipped via their disciplinary backgrounds and the research culture they foster in this field. Why does experimentation play a crucial role in Digital Humanities? How does it contribute to define the relationship between method and research questions? Can we identify barriers which currently prevent Digital Humanities from developing their full potential, leaving little room for iteration, comparison or failure? The conference itself is conceived as an experimental set-up with labs, data experiments and round tables.”

Masters students and doctoral candidates from universities in France, Germany, and across Europe participated in this DH conference.

For more information on the conference, see the DHIP website. For the conference Twitter feed, see: #dhiha6

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French Diplomacy in a Digital Age

French diplomacy is often portrayed as formal, rigid, and arrogant. Yet, the current French ambassador to the United States, Gérard Araud, has shaken up the staid diplomatic world with his openness and his use of social media.

Maureen Dowd recently wrote a column for the New York Times on Gérard Araud and his Twitter diplomacy.

Communication strategies have always been crucial to diplomatic activity, and French diplomats have been constructing theories of diplomatic methods since the sixteenth century.

Researchers and students of French history, political culture, and early modern diplomacy will find Araud’s methods interesting.

Dowd’s column is available at the New York Times.

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Le genre et la guerre : Les femmes, la virilité, et la violence

Le genre et la guerre : Les femmes, la virilité, et la violence

Journée d’étude, 8 juin 2015

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Le but de cette  journée d’études est de discuter la qualité intrinsèquement masculine de la guerre.

La guerre a été le plus souvent conçue comme une activité humaine essentiellement masculine mais de récentes études ont montré que les femmes ont été fortement impliquées dans les activités militaires du passé. Les historiens des femmes ont souligné l’émergence des femmes soldats dans les armées modernes, en démontrant les rôles importants qu’elles ont joué dans les combats, dans les hôpitaux militaires, dans les services logistiques de l’armée ou encore au front. Les chercheurs ont retrouvé dans les archives un grand nombre de “guerrière exceptionnelles”, de femmes fortes et de travesties qui étaient engagées dans des conflits à diverses périodes historiques. D’autres ont exploré les étroites connections entre la culture militaire et les expressions belliqueuses de virilité  qui façonnent souvent les grandes nations. Les dynamiques guerrières libèrent la violence sexuelle et une coercition de genre, en créant des blessures physiques pérennes et des traumas psychologiques pour les victimes, les auteurs et les témoins de cette violence. La guerre permet de changer radicalement les relations de genre dans les sociétés, en altérant les rôles sexués, les structures familiales, les modèles de mariage, les pratiques professionnelles, les lois et les attitudes culturelles. Les études de genre traitant de la violence organisée, se sont souvent et utilement, concentrées sur les contextes de coups d’état, de ruptures sociales et de bouleversements politiques, périodes clés de changement dans les discours de genre.

Cette journée d’étude se déroulera sous forme de tables rondes dans l’ambition de présenter de nouvelles recherches et de poser des questions méthodologiques inédites sur le genre et la guerre dans l’histoire européenne et mondiale de 1500 à nos jours. Les études de genre de Natalie Zemon Davies, Sonya O.Rose, Karen Hagemann, Susan R. Grayzel et d’autres, offrent des modèles utiles pour développer la recherche sur le genre et la guerre. Le livre de Joshua S. Goldstein, War and Gender: How Gender Shapes the War System and Vice Versa (Cambridge: Cambridge University Press, 2003), interpelle les chercheurs pour qu’ils examinent « comment le genre façonne la guerre et comment la guerre façonne le genre ». Les participants de cette journée d’étude profiteront de cette confrontation entre genre et guerre, en considérant les diverses possibilités d’intervention des femmes dans la guerre et en réexaminant les thèmes « genrés » tels que les femmes dans la guerre, les corps disciplinés, le combat et le genre, l’honneur masculin, les communautés de campagne, le travail en temps de guerre, les agressions et émotions, la culture et la violence sexuelles, la prostitution militaire, le viol de masse, et les corps brisés.

Site internet de la journée d’étude : http://paris-iea.fr/evenement/le-genre-et-la-guerre-les-femmes-la-virilite-et-la-violence

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Roger Chartier Lecture at DHIP

Roger Chartier (EHESS) presented a lecture yesterday on “Traduire l’intraduisible. L’homme de cour chez Baltasar Gracián, Amelot de la Houssaie et Norbert Elias,” at the Institut Historique Allemand de Paris (DHIP).

The lecture explored translations and appropriations of Baltasar Gracián’s writings on prudence and comportment, as well as Norbert Elias’s use of the French translation of Gracián by Amelot de la Houssaie as a key source in his models of the court society and the civilizing process.

The DHIP provides an abstract of the lecture:

“Le livre de Baltasar Gracián L’homme de cour est la référence essentielle utilisée par Norbert Elias pour définir »la psychologie de cour«. Mais le jésuite espagnol Gracián a-t-il écrit un livre intitulé L’homme de cour et l’ouvrage qu’il a publié en 1647 à Huesca, sous le nom de son frère Lorenzo et avec le titre de Oráculo manual y arte de prudencia, a-t-il pour destinataire ou modèle le courtisan? Norbert Elias n’a-t-il pas lu la traduction française du livre, publiée par Amelot de la Houssaie en 1684 et intitulée L’Homme de Cour, en croyant lire Gracián ? S’il en est bien ainsi, il n’est pas le seul à avoir ignoré la profonde transformation de la nature du texte impliquée par les choix du traducteur et d’une traduction qui sera à son tour traduite dans les langues européennes). Cette conférence entend porter l’attention sur les effets de la traduction dans la réception et l’interprétation des œuvres en même temps qu’elle espère éclairer l’importance de la référence à Gracián dans l’œuvre d’Elias.”

For more information, see the DHIP website.

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Digital Humanities Experiments

A conference on Digital Humanities Experiments #dhiha6 will be held in Paris on 11-12 June 2015.  The conference is sponsored by the European Science Foundation – Scientific Review Group HUM and the Institut d’études avancées (IEA) de Paris.

The conference is organized by Mareike König, Suzanne Dumouchel, Lisa Bolz (all DHIP), Claudine Moulin (IEA/University Trier), Pierre Mounier (OpenEdition), and Anne Baillot (Humboldt University of Berlin).

The conference website explains the aims of the event: “This conference addresses the gap between the research culture with which Digital Humanists are equipped via their disciplinary backgrounds and the research culture they foster in this field. Why does experimentation play a crucial role in Digital Humanities? How does it contribute to define the relationship between method and research questions? Can we identify barriers which currently prevent Digital Humanities from developing their full potential, leaving little room for iteration, comparison or failure? The conference itself is conceived as an experimental set-up with labs, data experiments and round tables.”

I will be participating in the conference and leading a round table on “Interdisciplinary Experimentations.”

 

The Digital Humanities Experiments #dhiha6 program is available online.

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Gender and War Workshop

Le genre et la guerre : Les femmes, la virilité, et la violence

Marion Trévisi and I are organizing a workshop on Gender and War at the Institut d’Études Avancées de Paris on 8 June 2015.

Interested scholars and graduate students are invited to attend the workshop.  The program and registration form is now available online at the IEA de Paris website.

Le but de cette  journée d’études est de discuter la qualité intrinsèquement masculine de la guerre.

La guerre a été le plus souvent conçue comme une activité humaine essentiellement masculine mais de récentes études ont montré que les femmes ont été fortement impliquées dans les activités militaires du passé. Les historiens des femmes ont souligné l’émergence des femmes soldats dans les armées modernes, en démontrant les rôles importants qu’elles ont joué dans les combats, dans les hôpitaux militaires, dans les services logistiques de l’armée ou encore au front. Les chercheurs ont retrouvé dans les archives un grand nombre de “guerrière exceptionnelles”, de femmes fortes et de travesties qui étaient engagées dans des conflits à diverses périodes historiques. D’autres ont exploré les étroites connections entre la culture militaire et les expressions belliqueuses de virilité  qui façonnent souvent les grandes nations. Les dynamiques guerrières libèrent la violence sexuelle et une coercition de genre, en créant des blessures physiques pérennes et des traumas psychologiques pour les victimes, les auteurs et les témoins de cette violence. La guerre permet de changer radicalement les relations de genre dans les sociétés, en altérant les rôles sexués, les structures familiales, les modèles de mariage, les pratiques professionnelles, les lois et les attitudes culturelles. Les études de genre traitant de la violence organisée, se sont souvent et utilement, concentrées sur les contextes de coups d’état, de ruptures sociales et de bouleversements politiques, périodes clés de changement dans les discours de genre.

Cette journée d’étude se déroulera sous forme de tables rondes dans l’ambition de présenter de nouvelles recherches et de poser des questions méthodologiques inédites sur le genre et la guerre dans l’histoire européenne et mondiale de 1500 à nos jours. Les études de genre de Natalie Zemon Davies, Sonya O. Rose, Karen Hagemann, Susan R. Grayzel et d’autres, offrent des modèles utiles pour développer la recherche sur le genre et la guerre. Le livre de Joshua S. Goldstein, War and Gender: How Gender Shapes the War System and Vice Versa (Cambridge: Cambridge University Press, 2003), interpelle les chercheurs pour qu’ils examinent « comment le genre façonne la guerre et comment la guerre façonne le genre ». Les participants de cette journée d’étude profiteront de cette confrontation entre genre et guerre, en considérant les diverses possibilités d’intervention des femmes dans la guerre et en réexaminant les thèmes « genrés » tels que les femmes dans la guerre, les corps disciplinés, le combat et le genre, l’honneur masculin, les communautés de campagne, le travail en temps de guerre, les agressions et émotions, la culture et la violence sexuelles, la prostitution militaire, le viol de masse, et les corps brisés.

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Strategies of Religious Warfare at EUI

I enjoyed visiting Firenze earlier this week to give a presentation on “Strategies of Religious Warfare: Historical Reflections on Contemporary Religious Violence” at the European University Institute.

Professor Olivier Roy (Robert Schuman Centre for Advanced Studies, EUI)and Jean Monnet Fellow Nadia Marzouki kindly invited me to discuss issues of religious violence with their working group, ReligioWest.

Professor Dirk Moses (History and Civilization, EUI) served as discussant, providing useful criticism and suggestions for incorporating additional theoretical and comparative sources when I revise this paper for publication.

Here is an abstract for my presentation:

“Strategy is often thought of exclusively in terms of politics, based on Clausewitz’s closely linked definitions of war and strategy. Beatrice Heuser’s The Evolution of Strategy: Thinking War from Antiquity to the Present (Cambridge: Cambridge University Press, 2010) has questioned this linkage, however, in one of the most important recent studies of strategic formulation. Heuser suggests that strategies are socially and culturally produced: ‘When implicit assumptions in the literature on Strategy are rendered explicit through textual and contextual analysis, we find revealing indicators of social institutions and norms, of the writers’ perceptions and understanding of politics and relations between political entities . of their values, ideologies and passive and active culture more generally.’ In this paper, I aim to build on this insight to develop an analysis of the formation of strategy in religious warfare. I will attempt to discern historical strategies of religious warfare and consider their potential relevance for contemporary conflicts with religious dimensions.”

It was fabulous to revisit the European University Institute, where I served as a Jean Monnet Fellow from 2002-2003.

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